Prouvez qu’un fichier existait — et qu’il n’a pas changé
Votre photo, contrat, enregistrement ou plan reçoit un horodatage que n’importe qui peut vérifier, y compris quelqu’un qui ne vous fait pas confiance et ne nous fait pas confiance. C’est gratuit, sans compte, et le fichier ne quitte jamais votre ordinateur.
Ce que cela prouve
- Que ce fichier précis existait au plus tard à l’instant horodaté.
- Que depuis, pas un seul octet n’a changé.
- Que la partie adverse peut vérifier les deux sans rien nous demander.
Ce que cela ne prouve pas
- Que vous en êtes l’auteur, ni que vous en détenez les droits.
- Que quoi que ce soit dans le document soit vrai.
- Que le fichier n’existait pas avant — seulement qu’il existait à ce moment-là.
Comment ça marche, en quatre étapes
- Votre navigateur lit le fichier et calcule son empreinte — un condensat SHA-256 de 64 caractères. Le fichier lui-même reste sur votre appareil.
- Seule cette empreinte est envoyée et inscrite dans un registre public auquel on peut ajouter, mais que l’on ne peut jamais réécrire.
- À la fin de la semaine, toutes les empreintes de cette semaine sont combinées en une seule valeur, qui est signée, puis publiée dans Bitcoin et consignée sous une référence bancaire.
- Dès lors, votre preuve ne dépend plus ni de notre existence ni de notre honnêteté.
L’erreur qui annule votre preuve sans bruit
N’envoyez jamais le fichier horodaté via une messagerie en ne gardant que cette copie.
La plupart des messageries et des réseaux sociaux recompressent les photos et suppriment leurs métadonnées. Ce qui ressort de l’autre côté paraît identique à un humain et constitue un fichier différent pour un ordinateur : une autre empreinte, et votre preuve ne correspond plus. Il en va de même lorsqu’un logiciel de retouche réenregistre une image, lorsqu’un scanner est réglé sur « optimiser », ou lorsqu’un document est exporté une deuxième fois en PDF.
Conservez donc l’original, octet pour octet tel qu’il a été horodaté — c’est ce fichier qui constitue la preuve. Envoyez des copies où vous voulez ; elles ne sont tout simplement pas ce que vous avez prouvé.
Ce que vous remettez en cas de litige
Trois choses, et la partie adverse n’a besoin de rien de notre part pour les vérifier :
- Le fichier original. N’importe qui peut recalculer son empreinte en une seule commande.
- Le certificat PDF que nous générons pour cette empreinte. Il indique l’heure, deux bornes temporelles tirées de Bitcoin et de la banque plutôt que de notre horloge, et les hachages nécessaires pour recalculer chaque valeur à la main.
- L’enregistrement public. Les mêmes valeurs sont ancrées dans Bitcoin et un relevé bancaire, et copiées sur GitHub, dans l’Internet Archive et sur Zenodo — des registres que nous ne contrôlons pas. Voir les témoins.
Un expert peut suivre cette chaîne de bout en bout sans un seul appel à ce site. C’est tout l’enjeu : une preuve qui dépend de notre bonne volonté n’en est pas une.
Les tribunaux et les experts ne font pas confiance aux mêmes choses — un relevé bancaire, le réseau Bitcoin, une archive publique. BeatTime ancre le même fait dans chacun d’eux : vous pouvez présenter celui auquel votre tribunal se fie, ou tous ensemble. Chacun se vérifie sans nous.
Où cela sert
Photographe ou designer
Vous horodatez la prise originale ou le fichier de travail le jour même où vous le créez. Si la même image réapparaît ailleurs sous un autre nom, vous pouvez montrer que votre exemplaire existait avant — et qu’il s’agit précisément du fichier que vous détenez, et non d’un sosie.
Journaliste ou chercheur
Vous horodatez un document, un enregistrement ou une page que vous avez archivée. Si la source disparaît ou change par la suite, vous pouvez montrer ce que vous déteniez et depuis quand, sans en révéler le contenu entre-temps — seule l’empreinte a été transmise.
Ingénieur, inventeur ou prestataire
Vous horodatez un plan, un calcul ou une version d’un cahier des charges dès qu’il est achevé. Plus tard, vous pouvez montrer que cette version précise existait à cette date — précieux lorsqu’un projet est reconstitué des années après et que chacun s’en souvient autrement.
Le paragraphe juridique, sans détour
Nous ne sommes pas un prestataire de services de confiance qualifié au sens du règlement européen eIDAS ; cet horodatage ne bénéficie donc pas de la présomption légale que l’article 41 accorde à un horodatage qualifié. C’est un élément de preuve qu’un tribunal ou la partie adverse appréciera comme un autre — pas une victoire automatique.
Dans l’UE, ce même article 41 prévoit aussi qu’un horodatage électronique ne peut être refusé comme preuve au seul motif qu’il se présente sous forme électronique ou qu’il n’est pas qualifié. Il ne peut donc pas être écarté pour cette seule raison ; son poids relève de l’appréciation du tribunal.
Ce que nous pouvons dire clairement, c’est comment c’est construit : l’empreinte est publique et ne peut plus être modifiée, la valeur hebdomadaire est signée et ancrée en deux endroits indépendants, et toute la procédure est consignée dans la spécification, pour qu’un expert vérifie nos calculs plutôt que notre parole. Si votre affaire est sérieuse, montrez cette page à votre avocat avant d’en avoir besoin.
Pourquoi nous préférons être vérifiés plutôt que de demander votre confiance : le manifeste BeatTime.
Coût, comptes et vie privée
Le service est gratuit et il n’y a pas de compte. Nous ne recevons ni votre fichier, ni son nom, ni sa taille — seulement une empreinte de 64 caractères, dont on ne peut pas reconstituer le fichier. Rien n’est pisté et aucun cookie n’est déposé.
Une chose à garder à l’esprit : les empreintes sont publiques et permanentes. Personne ne peut en déduire votre document, mais l’inscription elle-même ne peut pas être retirée.
Vous préférez travailler depuis votre ordinateur ? Le client BeatStamp horodate vos fichiers, conserve votre historique et vérifie les preuves hors ligne.